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Patrimoine

jeudi 21 juillet 2016:: Charost ::(6538 visites)

L’ÉGLISE DE CHAROST

  • Monument historique classé en 1910, l’église de Charost est dédiée à Saint-Michel. D’origine monastique, sa construction remonte au début du XII ème siècle. Le style est élégant et caractéristique de l’art roman berrichon, représentant tout le luxe de construction de cette époque.
  • Les parties les plus anciennes s’appuient certainement sur les fondations d’un ancien monastère que signale une bulle du pape Adrien IV en 1154. Des traces de murs dans le cimetière, le sentier des trois moines laissent penser à une communauté monastique importante, expliquant peut être les vastes dimensions de l’église par rapport à la population de la ville.
  • Le regard est immédiatement attiré par son aspect rouge, par ses pierres qui lui donnent une couleur chaude. Cette pierre surabonde , parait il, dans les sous sols de Bourges. Ayant été très appréciée par les romains pour la construction de leurs temples et arènes, on la retrouve dans les murs de la ville, visibles rue des fossés ainsi que dans la façade d’entrée du château.
  • Le cœur de l’église a gardé un très beau retable en bois à colonnes torses du XVIII ème siècle. Quatre cloches meublent notre clocher, la plus ancienne est nommée Michelle. Elle fut bénite en 1731 et son parrain était Paul François, Duc de Béthune-Charost, son épouse, Christine Régine Gorge d’Entraigues, la marraine. Une inscription est gravée pour rappeler cette cérémonie.

Nous vous recommandons une visite de l’ église de Charost.

LE CHÂTEAU DE CHAROST

Les touristes et voyageurs qui traversent Charost peuvent aisément voir l’entrée du château sur la place qui porte son nom et qui débouche sur la grande rue. La porte s’ouvre sous un pavillon carré, précédé par un pont établi au 17ème siècle l’auditoire de justice. Les murs offrent à la vue une certaine quantité de ces mêmes pierres de calcaire rouge qui confèrent à l’église de Charost son remarquable caractère.

A travers la grille, on peut apercevoir le bâtiment du château proprement dit, très bien entretenu. C’est un édifice rectangulaire aux fenêtres à meneaux croisés, aux lucarnes à pignons, aux toits d’ardoise. Il est contigu à l’une des tours de l’enceinte qui domine l’Arnon, ronde, fine et coiffée d’une toiture conique très pointue.

Ce bâtiment date de la fin du 15ème siècle ou début 16ème. On pense qu’il a été construit par Guy de Rochechouart, qui apprécia Charost et y vécut. Ce château, très dégradé après la Révolution, fut restauré au siècle dernier par le Comte de Guébriant. Au cours de travaux on trouva au dessus des bâtiments des fondations qui semblent indiquer qu’il a été bâti sur l’emplacement de l’une des anciennes enceintes fortifiées.

LA PENDULE DE CHAROST

Une nouvelle Mairie se devait d’être ornée d’une horloge neuve. Le conseil en décide l’achat, trois délégués sont désignés pour aller à Bourges prendre livraison de l’objet désiré. Beaux parleurs et bien loin d’être bègues, c’était les sieurs, Bajot, Cadoche, P’tit Coutiaux.

Arrivés en cette bonne ville de Bourges, nos trois lurons, la bourse bien garnie par l’argent destiné à l’achat de la pendule firent bonne chère et réclamèrent à grands cris un poisson délicieux, le saumon, un mets qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils baptisèrent du nom de Morue-Rouge, dénomination qui fit la grande joie des habitués de l’hôtel.

Mais triste retour des choses d’ici-bas, il fallut bientôt payer la note, si forte qu’il ne resta plus d’argent pour payer l’achat de la pendule.

Penauds et combien confus, nos trois gaillards reprirent le chemin du retour. Charost tout pavoisé, s’apprêtait à recevoir dignement ses représentants. Mais ce fut une explosion de sarcasmes quand nos trois héros contèrent leurs aventures en présentant leurs mains et poches vides.

Ils se portèrent volontaires pour l’installation de cette pendule et assurèrent chacun leur tour l’avancement des aiguilles, jusqu’au troisième jour où ils en eurent assez, quittant en catimini leur poste.

Le lendemain, devant la panne de la pendule neuve on dépêcha le garde champêtre, qui revint affolé par les rats qui avaient pris la place des trois "mangeux de morue rouge", l’officier municipal, assermenté ne l’oublions pas, déclare que "les rats ont bouffé le mécanisme de la pendule"

On ordonna une campagne de dératisation et on fit l’acquisition d’une nouvelle pendule. Celle qui sonne encore aujourd’hui au-dessus de l’entrée de l’hôtel de ville.

l’histoire de LA PENDULE DE CHAROST écrit par Marie-Thérèse CHABIN est disponible à la Mairie de Charost.

LA TOUR LAMY
  • En arrivant à Charost, face au château de l’autre côté de l’Arnon, une tour que l’on pourrait penser vestige du château. Il n’en est rien, ce bâtiment très particulier fut édifié par un important vigneron, marchand de vin. Augustin LAMY, enfant de Chârost, après avoir au cours de son service militaire effectué en Algérie, découvert des plants de vigne insensibles au Phylloxéra, cette maladie qui détruisit à plusieurs reprises les vignes de la région, effectua des greffes sur des plants de Sauvignon. Une réussite complète qui lui assura un commerce prospère, reconstituant les vignobles de la région et donnant du travail à beaucoup d’ouvriers. Homme de bien, il devient Maire et juge de paix de la commune. Il s’éteignit en 1901. Ce fut sa sœur Mme ARTIGAUD, très proche de son frère qui pendant près de 25 ans maintient l’activité. Vers 1926, elle dut se décider à vendre les terres, la production n’étant plus assez importante.
ANCIENNE PORTE DE VILLE

  • Voici une des anciennes porte de Ville qui ouvrait vers la chaume en direction de l’église. Ce guichet est ouvert sans flanquements dans la muraille, divisé en deux parements séparés par un espace vide. La paroi extérieure est voûtée en ogive, celle du dedans en arc surbaissé. L’intervalle était destiné à écraser les assaillants qui étaient parvenus à la seconde porte ou herse. Cette porte et les murs d’enceinte semblent remonter au XIII ème Siècle, pouvant avoir été construit après l’affranchissement de la ville en 1194.
LE PONT DE CHAROST

Dès 1846, un plan est établi pour reconstruire à Charost un pont sur l’Arnon et aménager la route de 3ème classe (Avallon-Poitiers) n° 151.

A cette époque, deux ponts traversaient deux bras de l’Arnon. Ces deux ponts, l’un à cinq arches vers Bourges, l’autre à deux arches vers Issoudun, enserraient un terre-plein occupé par un terrain communal et des jardins. C’est sur ce terre-plein séparant les deux anciens ponts que sera construit le nouveau pont.

Les travaux sont réalisés sous la Seconde République. Après démolition des anciens ponts et aménagement d’une partie de la route dans la traversée de la ville, le nouveau pont va s’élever au dessus de a rivière.

Les matériaux proviennent en grande partie de la région : pierre de Saint Florent, sable de la rivière du Cher, cailloux siliceux des champs de Saugy et Dame-Sainte (ferme des cailloux), bois des forêts du pays. Le pont aura trois arches de 10 mètres d’ouverture. La chaussée pavée sur le pont aura une largeur de 6 mètres, comprise entre deux trottoirs de 1,50 mètre de largeur chacun.

Ce pont enjambe toujours l’Arnon ; seuls les parapets de pierre ont disparu, remplacés par des parapets métalliques, en même temps que la largeur des trottoirs a été réduite, afin d’élargir la chaussée et de l’adapter à la circulation sur la route nationale n° 151.

LES CROQUETS DE CHAROST

Une bonne odeur flottait souvent sur le village aux abords de la place du château : celle de la biscuiterie AUBERT qui fabriquait les célèbres croquets et un petit biscuit léger et croustillant : l’os de grenouille.

La fabrique de biscuits, pain d’épices et confiserie NERAND alléchait les gourmands avec ses odeurs de "boules pectorales", de "coquelicots", pastilles rouges pour le rhume, de biscuits glacés, de pain d’épice.

(La fabrique des croquets de Charost est situé maintenant sur la route de Chateauroux)

- E.Mail : croquet.de.charost@wanadoo.fr
- Tél : 02 54 49 58 75
- adresse internet : http://www.francedesaveurs.com/prof…

LE LAVOIR

Pas d’eau courante, pas de robinet, pas de machine à laver, pas d’essoreuse : le lavage du linge était un gros problème.

Il fallait "dégrossir" son linge avec la brosse de chiendent, sur la "selle" en bois, souvent à l’extérieur de la maison, en toute saison, puis le mettre à bouillir dans la lessiveuse à champignon, sur la cuisinière ou sur un foyer dans la cour, le rincer, à la rivière ou dans des bassines d’eau, le laisser égoutter et le faire sécher !

Un certain nombre de famille faisaient laver leur linge par les laveuses professionnelles. Elles se rendaient au lavoir, avec leurs grands tabliers, leurs sabots, en poussant leur brouette chargée, avec le baquet garni de paille pour s’agenouiller, la brosse, le savon, le battoir.

Chacune avait sa place, tacitement réservée, qu’il ne faisait pas bon usurper ! Le lavoir était "le dernier salon où l’on cause" ; les langues allaient bon train, les nouvelles du pays s’y répandaient vite, au rythme des coups de battoir.

 

 

 

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Démarches administratives

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Vous pouvez demander directement par Internet des extraits d’actes de naissance, de mariage et de décès, qui sont accessibles en téléprocédure

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- CARTES NATIONALES D’IDENTITÉ  :

A compter du 02 mars 2017, le recueil des demandes de cart

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